Plusieurs centaines de personnes étaient réunies hier, à partir de 18 h 30, vers l’espace des Saules à Coulanges-lès-Nevers, pour regarder l’éclipse. Petits et grands, familles, amis, curieux et passionnés : toutes les générations se sont retrouvées pour partager ce moment ensemble, les yeux tournés vers le ciel.
Pour certains, cette éclipse était une première. Camille et Elula, nées après celle de 1999, découvraient le phénomène avec une certaine curiosité : « C’est impressionnant quand même de voir ça, c'est une fois dans sa vie ».
Pour d’autres, le spectacle faisait remonter de vieux souvenirs. Valérie se rappelle notamment avoir observé une éclipse en 1998, en Martinique, ainsi que celle de 1999. Elle décrit une expérience particulièrement marquante : « D’un seul coup, on ressent du froid, ça vient progressivement et puis il y a une ambiance toute métallique, on se sent ailleurs. » Elle évoque également le silence qui accompagne le phénomène et que l’environnement semble soudain changer.
L’éclipse de 1999 reste donc dans les mémoires de ceux qui l’avaient observée plus jeune. Près de trente ans plus tard, certains sont revenus vivre un nouveau rendez-vous astronomique : « Ça fait bizarre, c’est vraiment un rendez-vous que je ne voulais pas rater parce que la prochaine va être dans très longtemps et je ne serai plus là pour la voir », raconte une spectatrice, qui se souvient encore de l’éclipse de 1999 alors qu’elle était à l’école.
L’enthousiasme était toutefois accompagné d’une petite difficulté : trouver des lunettes adaptées pour observer l’éclipse en toute sécurité. Plusieurs participants expliquent avoir eu du mal à s’en procurer. Camille et Elula racontent avoir appelé « toutes les pharmacies » et avoir finalement trouvé une paire pour deux. Malgré ces imprévus, personne ne semblait vouloir manquer le spectacle, Thierry raconte : « Je suis venu sans lunettes parce que je n’ai pas réussi à en trouver, mais en arrivant une famille m’en a prêté, c’est conviviale ».
Au fil de la soirée, l’éclipse aura ainsi rassemblé des générations différentes autour d’un même phénomène : ceux qui en gardaient le souvenir depuis 1999 et ceux qui le découvraient pour la première fois. Une soirée collective où, pendant quelques instants, tous avaient les yeux tournés dans la même direction.
Bérénice Baudry