Frédéric Loisy, éleveur ovin de SaintâBeninâd’Azy dans la Nièvre, est profondément affecté par ce qu’il considère comme la troisième attaque de loup sur son troupeau en moins de deux ans. Le vendredi 20 février, une quinzaine d’animaux ont été touchés : «â¯Je suis arrivé et j’ai découvert le massacre⯻, confie-t-il, encore sous le choc. «â¯Au total, on a perdu 10 bêtes, dont une qu’on a dû euthanasier hier.⯻
La répétition de ces attaques suscite une vive émotion chez l’éleveur, qui dénonce non seulement les pertes économiques, mais aussi l’angoisse constante que ces événements engendrent pour sa profession et les répercussions sur les animaux : « Le troupeau était affolé et fatigué, elles n’avançaient plus quand on les a changé de parcelle. » Chaque nouvelle attaque ébranle un peu plus sa capacité à poursuivre sereinement son activité, déjà fragilisée dans un contexte difficile pour l’élevage ovin.
Appel à des mesures de protection urgente
Face à ces incidents, Frédéric Loisy appelle à plus de soutien et de protection pour son troupeau. Il estime que sans mesures concrètes, l’avenir de sa ferme est compromis et demande que des moyens adaptés soient mis en place pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent, non seulement pour lui, mais pour tous les agriculteurs exposés aux risques de prédation.
Pour faire entendre son message, l’éleveur a choisi une action symbolique ce samedi 21 févrierâ¯: il a exposé les cadavres de ses animaux, suspendus aux fourches de ses tracteurs, sur le rond-point de sa commune. Plusieurs personnes se sont ralliées à sa causeâ¯: «â¯Au plus fort, on était 25⯻, témoigne-t-il.
Crédit photo : Frédéric Loisy
Bérénice Baudry